Handicap : "assistant au projet de vie"

Dossier réalisé en partenariat avec Nexem et Klesia
Résumé

Ce service de proximité dénommé « assistant au projet de vie » (APV) est destiné aux familles concernées par le handicap.

Témoignages

Toujours fidèle à sa vocation sociale très affirmée, l’OCIRP n’a de cesse d’initier et de soutenir un accompagnement sur-mesure et toute initiative favorisant une plus grande intégration dans la société des personnes handicapées et de leurs proches. À l’occasion de la 10e édition du Prix HANDICAP, l’OCIRP a mis à l’honneur le dispositif « Assistant au projet de vie » mené par NEXEM, première organisation professionnelle d’employeurs du secteur social, médico-social et sanitaire à but non lucratif, et soutenu également par Klesia, groupe de protection sociale. Ce service de proximité dénommé « assistant au projet de vie » (APV) est destiné aux familles concernées par le handicap. L’assistant accompagne l’approche sur mesure du besoin des personnes handicapées et complète les dispositifs existants. Une réponse individuelle et personnalisée portée par une démarche collective !

Pour mieux connaître les spécificités de cette nouvelle fonction, nous avons recueilli les témoignages des professionnels engagés dans l’expérimentation déployée sur sept départements depuis le mois de janvier 2016.

En quoi consiste la fonction d’APV ?

"L’APV intervient sur la globalité du projet de vie. Il en favorise l’émergence et la mise en œuvre. Il est une personne ressource pour les familles et les personnes, qui peuvent faire appel à lui à n’importe quel moment du parcours de l‘enfant. Il les aide par son écoute, l’apport d’informations, sa capacité à faire émerger leur propre décision en éclairant leurs choix, en favorisant leur capacité à agir, en leur donnant les moyens d’être autonomes et acteurs de leur projet… », résume Justine Pionnier, APV au sein de l’association Trisomie 21 Ardennes. « Afin de répondre aux besoins des familles, l’APV [les aide à] chercher des éléments de réponse auprès des différents acteurs du territoire… », ajoute-t-elle. Mais, « Sur le territoire, l’APV n’a pas de fonction de coordination car son travail est de mettre en valeur les compétences de la famille et de lui donner sa place en tant qu’interlocuteur direct, en réorientant les canaux de communication vers la famille.», précise Patricia Ménard, de Trisomie 21 Gironde.
 

Pourriez-vous donner des exemples de situations accompagnées par les APV ?

« L’APV accompagne des situations très variées… », dit Véronique Comes, APV à l’Adapei Var Méditerranée, « [par exemple, des] parents qui ont besoin d’être accompagnés à des moments de fragilisation (annonce du handicap, changement de situation, périodes de transition…), [d’autres] qui recherchent des informations ou des conseils autour de l’ouverture de droits dans le cadre de leurs démarches auprès de la MDPH  (réflexion sur le projet de vie, constitution d’un dossier ou instruction en cours…) [ou encore] concernant la scolarité [en] milieu ordinaire...».

En quoi, l’activité de l’APV change-t-elle votre façon de travailler ou apparaît-elle particulièrement innovante ?

« Pour les familles, l’APV est un interlocuteur qui ouvre sur des possibles et permet aux parents de décentrer la question du handicap à la faveur du projet.», explique Véronique Comes, mais « Il ne s’agit en aucun cas pour ce professionnel de dire ce qu’il peut penser [ou] se représenter être le bon chemin à suivre, la bonne réponse à trouver. Il s’agit pour lui de s’extraire de cette posture (de « ce qui est bon pour l’autre ») pour permettre à la personne de pouvoir mettre en parole son projet puis le mettre en acte, notamment en exerçant ses droits. »,soulignent Vivien Fontaine et Cindy Thomasset de Trisomie 21 Alpes-Maritimes. Pour Gilles Ducoussso, APV au sein de Trisomie 21 Pyrénées-Atlantiques, « L’accompagnement par l’APV trouve sa singularité dans la recherche de solutions au plus près de l’environnement du bénéficiaire et de sa famille, dans une perspective inclusive […] Ce principe d’intervention nous oblige à penser autrement, à solliciter l’ensemble des ressources mobilisables dans l’environnement, à être inventif, créatif et à développer des partenariats dans le droit commun ». « L’APV intervient selon les spécificités de chacune des demandes et des situations, fait du « sur-mesure ». Il permet ainsi l’émergence de réponses innovantes et impulse de la nouveauté dans les solutions proposées. », complète Véronique Comes. Clémence Gandossi et Marlène Sadler, APV au sein de l’association Les Papillons Blancs de Bergerac, ajoutent : « …l’APV soutient la mise en mouvement de l’environnement inclusif : plus les familles ont connaissance de leurs droits et des possibles, plus elles mobilisent l’environnement. En parallèle, l’APV mène, si besoin,  une action de sensibilisation de l’environnement qui peut rassurer les structures ou dispositifs de droit commun quant à l’accueil de personnes différentes. » « J’ai commencé à travailler au SESSAD en septembre 2014 suite à une expérience de quelques mois dans le domaine de l’insertion professionnelle. J’ai dû tout apprendre, témoigne Amandine Daurensan de Trisomie 21 Lot-et-Garonne, […] Aujourd’hui le poste se stabilise, nous travaillons en équipe d’APV, on est inscrit dans un cursus de formation, on bénéficie d’analyse de pratiques, nous construisons ensemble des outils de travail. Notre métier se structure et se développe. »
 
Pour aller plus loin, découvrez le projet et les témoignages dans leur intégralité sur le site internet de Nexem

Un dispositif en prise directe avec le terrain

  • 5 associations pilotes, 7 sites expérimentateurs.
  • Plus de 200 familles accompagnées ; 30 % sont monoparentales.
  • 80 % des bénéficiaires font partie d’une fratrie,
  • 61 % sont agés de 6 à 18 ans.
Les sites expérimentateurs sont accompagnés tout au long de l’expérimentation. L’objectif est de cadrer et de stabiliser les missions, les compétences et les conditions d’exercices de l’APV, sur la base de la réalité terrain. L’accompagnement consacre une grande place aux temps d’échanges sur les pratiques professionnelles. Il se traduit par des formations, conçues avec l’appui du centre fédéral de formation de Trisomie 21 France, des journées de travail collectif et des réunions. La mise en commun des pratiques soutient les APV dans l’exercice de leur mission et contribue fortement à la construction du dispositif. Il est complété par l’observation scientifique de l’activité des APV conduite par le laboratoire ACTé de l’université Clermont-Auvergne. Elle a pour objet d’étudier l’activité des professionnels in situ et la manière dont leur fonction se construit.

Klesia, acteur innovant et socialement responsable

La protection sociale est le cœur de l’activité de Klesia. Véritable expert en la matière, le Groupe cultive son savoir-faire au quotidien pour apporter des réponses adaptées à ses clients, qu’il s’agisse de retraite complémentaire, de santé, de prévoyance ou d’action sociale.  Pour Klesia, l’innovation sociale se traduit notamment par le soutien à ceux qui facilitent, par leur présence, la vie quotidienne d’une personne en perte d’autonomie liée à un handicap, une maladie ou au grand âge. La situation de handicap d’un enfant, redessine tous les contours de la vie familiale comme de celle de chacun de ses membres. C’est dans cette dynamique familiale, autour de l’enfant en situation de handicap, que se positionne le métier d’APV : aux côtés de la famille, il l’accompagne sur son chemin, se tient à ses côtés dans ses choix, la soutient à toutes les étapes de son parcours. En accord avec cette philosophie, l’action sociale des Institutions de Retraite complémentaire du Groupe apporte son soutien, aux côtés de l’OCIRP, à l’expérimentation portée par Nexem qui correspond parfaitement à la volonté du Groupe de traduire en actes sa vocation d’acteur innovant et socialement responsable.
 
En savoir plus sur Klesia en visitant leur site internet
10 lauréats
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Prix OCIRP Handicap 2017

Soirée de remise des Prix OCIRP Handicap 29 juin 2017

Transcription textuelle de la soirée de remise des prix OCIRP handicap du 29 juin 2017 à la maison de la Radio

Apparition du logo de l’OCIRP composé avec les verbes protéger, agir, soutenir.

Images du hall de la Maison de la radio et des invités qui arrivent et se dirigent vers le studio 104.

Voix off : Comme chaque année, l'OCIRP, assureur à vocation sociale, a décerné les trophées de son Prix Acteurs Économiques & Handicap dans le célèbre studio 104 de la Maison de la Radio à Paris.
Cette édition était aussi un anniversaire marquant pour l'événement qui fêtait ces 10 années d'existence, 10 années au service du handicap, 10 années à mettre en avant l'exemplarité des actions mises en œuvre en faveur des personnes handicapées sur l'ensemble du territoire français.

Images des invités et de Philippe Pihet, Président de l’OCIRP face caméra
Ce Prix OCIRP Handicap vient de fêter ses 10 ans ce soir. C'est tout à fait remarquable. Il y a quelque chose aussi qui est tout à fait remarquable, c'est la notion d'exemplarité à laquelle je tiens  particulièrement et cette exemplarité qu'a développée l'OCIRP à travers son Prix Handicap c'est évidemment non seulement à cultiver, mais à continuer.

Image de Jean-Manuel Kupiec, Directeur général adjoint le soir de la cérémonie de remise des prix lors d’une de ses interventions sur scène.
Dix ans d'un prix, c'est 10 ans d'innovations et de révélations. Dix ans d'un prix, c'est 10 ans de mobilisation de tous les acteurs, mais c'est aussi 10 ans qui se déclinent au quotidien par l'envie de faire avancer la cause du handicap.

Image de Sylvie Pinquier-Bahda, Directrice générale déléguée qui co-anime la soirée avec Jean-Manuel Kupiec et Patrick Lelong

Voix off : Cette 10e remise des prix qui a réuni plus de 400 personnes a eu lieu en présence de Yanis Bacha, conseiller presse, sports et culture de Mme Sophie Cluzel, secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargé des personnes handicapées.

Yanis BACHA, conseiller presse, sports et culture de Mme Sophie Cluzel, secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargé des personnes handicapées lors de son interview face caméra.
C'est important de construire avec tout le monde, de construire avec tous les acteurs et je crois que ce soir, on a vu une belle panoplie d'acteurs que ce soit dans l'innovation, que ce soit dans l'emploi, dans la carrière, aussi dans l'aide à la personne. C'est hyper important de réunir tout ce beau monde, ce soir pour les honorer une fois, et puis, pas seulement les gagnants, tous les participants qui œuvrent tous les jours à favoriser l'inclusion des personnes handicapées dans la société.

Images des partenaires et lauréats sur scène.

Voix off : Lors de la soirée, 10 prix ont été dévoilés. Dans la catégorie " Accompagnement personnalisé ", le lauréat est Handivalise, un système de co-voyage entre personnes handicapées et personnes valides.

Images des lauréats sur scène.
Le prix " Citoyenneté " est remporté par l'association Droit Pluriel pour son projet de sensibilisation au handicap des professionnels de la justice.

Images des lauréats sur scène
Handicap International décroche le prix " Communication et sensibilisation " avec sa plate-forme d'inventions en ligne, Fablife.

Images des lauréats sur scène
L'AGEFOS PME Auvergne-Rhône-Alpes obtient le prix " Emploi et carrière " grâce au projet " Un emploi et un diplôme pour tous " illustré par Camille, une jeune trisomique en cours d'obtention d'un CAP Petite enfance.

Images des lauréats sur scène
Dans la catégorie " Parcours scolaire et enseignement ", Nathan et Mobidys sont lauréats avec le projet Dyscool, un livre numérique à destination des enfants dys.

Images des lauréats sur scène

Jean-Louis Peyrude, Vice-Président de l’OCIRP lors de son interview face caméra : Cette 10e session du Prix Handicap m'a extrêmement impressionnée par la qualité des dossiers et l'engagement de toutes ces personnes qui aident les personnes en situation de handicap.

Voix off : Le lauréat de la catégorie " Réalisation et partenariats territoriaux " est l'association Envie Autonomie qui propose du matériel médical recyclé à bas prix.

Images des lauréats sur scène et du public.

Voix off : Mobility desire, avec son dispositif d'assistance sexuelle pour les personnes handicapées décroche le prix " Vie affective et sexualité ".

Images des lauréats sur scène

Voix off : Dans la catégorie " Recherche appliquée et innovations technologiques ", le lauréat est la start-up Ava, pour son application d'accessibilité des conversations pour les sourds et malentendants.

Images des lauréats sur scène et du public.

Voix off : Ciné-ma différence dont la vocation est de permettre à toutes les personnes d'accéder au plaisir du cinéma remporte le prix " Sport, culture et loisirs ".

Voix off : Cette année, le coup de cœur du jury récompense un film d'animation, La petite casserole d'Anatole, produit par JPL films, qui aborde la question du handicap de manière originale.

Images des lauréats sur scène et du public.

Axel Kahn, Président d’honneur lors de sa prise de parole sur scène : Que nous dit ce petit film ? Cela nous dit que cette petite casserole a traîné partout c'est vraiment très handicapant et que, par rapport aux gens qui n'ont pas cette casserole cela rend la vie, la citoyenneté, l'accessibilité, l'accès aux attributs qui sont liés effectivement à cette citoyenneté, plus difficile.

Images de la salle et du public puis de Marie-Anne Montchamp Co-Présidente du Jury lors de son intervention sur scène :
En avançant et en faisant le lien avec ce qu'Anatole nous livre, je me dis qu'il ne peut pas y avoir vraiment de projet de vie s'il n'est pas accueilli dans un projet de société. Et bien, je crois, Mesdames et Messieurs, que nous en sommes là. Pour que vive le projet de vie il faut que la société tout entière soit prête à l'accueillir plutôt qu'à le barrer, à l'ignorer ou à le discriminer.

Images de la salle et du public.

Intervention de Patrick Gohet Co-Président du jury : Il y a 4 mots qui me sont venus à l'esprit. Le handicap, ça génère quoi ? Ça génère de la solidarité, ça génère de la générosité, ça génère de l'ingéniosité et ça génère de l'exemplarité.

Images des lauréats et notamment de Thibault Duchemin, lauréat avec son application AVA.

Yanis Bacha, lors de son interview face caméra : Dans ce genre de projets inclusifs, on est dans l'échange d'émotions, on est dans le partage. Et, c'est hyper important parce que finalement, on a tous quelque chose à transmettre à l'autre et ce partage d'émotions, d'expériences, ce retour d'expérience fait que les 2 parties en sortent grandies à la fin. Et, je pense que c'est ce genre de mesures qu'il faut promouvoir… vraiment !

Interview de Jean-Manuel Kupiec face caméra : Aujourd'hui, on a un vrai savoir-faire, on est aussi un défricheur. Voyez les sujets qui sont abordés, et bien ce sont des sujets qu'on va trouver dans la société de demain. Et bien, nous sommes très fiers de dire, grâce à l'OCIRP on fait évoluer les mentalités et vous savez les mentalités, ça met du temps à évoluer et c'est pour ça que je pense que dans 10 ans, on sera encore présents ici.

Dernier panneau de fin présentant les personnages colorés qui permettent d’identifier le Prix OCIRP Handicap, le logo de l’OCIRP ainsi que les logos des partenaires Fondateurs, Agefiph, ANRDH, CCAH, Firah, Fiphfp et ODAS, les partenaires associés, Centre inffo, Cheops, Croix rouge et Nexem et enfin les partenaires média : France info, INREES et Handicap.fr

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