Orphelins : Les actes de la journée d'étude

Les actes de la journée d’étude du 3 octobre 2018, sont désormais en ligne.

Fondation OCIRP-EHESS, Paris, « Le vécu de jeunes après le décès d’un (des) parent(s). Expérience sociale, soutiens et acteurs à l’épreuve de la recherche sur les orphelins en France »

Vécu des orphelins : retour sur la journée d’étude de la Fondation OCIRP

Depuis près de dix ans, la Fondation OCIRP fait de l’orphelinage le cœur de son action. Elle a mené une enquête – «École et orphelins» – et soutenu plus de 200 projets y compris dans le domaine de la recherche. Mal connu, peu pris en compte par les sciences sociales, le sujet est pourtant crucial et nécessite d’agir et de faire évoluer les pratiques, comme l’ont démontré les intervenants de la journée d’étude.

Le 3 octobre dernier, la Fondation OCIRP et le Centre d’analyse et d’intervention sociologiques (Cadis) de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) ont organisé un évènement inédit en France : une journée d’étude dédiée au vécu des jeunes orphelins et à la prise en compte de leur situation par l’ensemble des acteurs concernés, à commencer par les personnels éducatifs et les travailleurs sociaux.

«Il existe très peu de travaux de recherche sur le parcours des jeunes concernés et les diverses conséquences du décès précoce d’un parent, estime Emmanuelle Enfrein, responsable de la Fondation OCIRP. L’objectif de cette journée était multiple : établir un état des connaissances issues des études que nous soutenons, favoriser les échanges et repérer les bonnes pratiques.»

 

Reportage vidéo

Journée étude FONDATION OCIRP 3/10/18

JOURNEE D’ETUDE  -  3 OCTOBRE 2018

Ecran d’ouverture : Fondation OCIRP  - agir pour les orphelins

Logo du CADIS (Centre d’Analyse et d’Intervention Sociologiques) et de l’école des hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) et OCIRP.

Plan extérieur général sur les bâtiments où a lieu  le colloque puis sur le bâtiment qui abrite l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales puis focus sur le flyer OCIRP de présentation de la journée d’étude du 3 octobre 2018 - Voix off du journaliste.

« La Fondation d'entreprise OCIRP organisait une première journée d'étude à l'EHESS autour de la question du vécu des orphelins après le décès d'un parent. »

Plan général sur les participants dans l’amphithéâtre  de l’EHESS  puis plan sur Sylvie Pinquier-Bahda, directrice générale déléguée à l’engagement social au micro dans l’amphithéâtre - voix off du journaliste.

« Durant cette journée, des chercheurs de toutes disciplines ont exposé leurs travaux et échangé avec la salle. »

Plan sur Emmanuelle Enfrein, responsable de la Fondation OCIRP, assise dans l’amphithéâtre  de l’EHESS.

« Alors, depuis la création de la Fondation, on a pour habitude d'organiser des rencontres porteurs de projets qui permettent justement de faire se rencontrer les acteurs de terrain. »

Plan sur Pierre Mayeur, directeur général de l’OCIRP au micro dans l’amphithéâtre  de l’EHESS, voix off d’Emmanuelle Enfrein, responsable de la Fondation OCIRP puis plan sur Emmanuelle Enfrein, responsable de la Fondation OCIRP, assise dans l’amphithéâtre  de l’EHESS et plan général sur l’amphithéâtre.

« Ça permet d'échanger sur les expériences, d'échanger des bonnes pratiques aussi. L'objectif, là, sur les projets de recherche, en dehors du fait qu'on mettait en valeur aussi les résultats de ces projets de recherche,  c’était aussi de faire se rencontrer différentes disciplines sur la thématique, certes en psychopathologie mais aussi en sociologie et en anthropologie. »

Plan sur Hélène Romano, docteure en psychopathologie dans les locaux de l’EHESS et plan général sur l’amphithéâtre .

« L'orphelinage, les enfants orphelins, ça reste un sujet tabou dans notre société et s'il y a bien un espace qui permet de penser, de parler de cette question-là, c'est l'OCIRP. Et, je pense que c'est important de le rappeler parce qu'actuellement en France quand vous êtes chercheur, quand vous êtes clinicien, quand vous avez besoin aussi d'aide dans votre travail pour mener à terme des recherches pour mieux comprendre ce qu'il en est de la prise en charge. S'il n'y a pas, derrière, des moyens qui sont donnés pour pouvoir mieux comprendre, on n'avance pas. »

Plan sur Sylvain Kerbourc’h, responsable du pôle études et recherche de la Fondation OCIRP assis dans l’amphithéâtre de l’EHESS et plan général sur la salle et ses participants.

« Aujourd'hui, on a 7 projets soutenus en psychologie, en sociologie, en anthropologie. Et puis, on a un partenariat avec l'INED qui apporte des données et des chiffres extrêmement importants sur la population des orphelins et leur évolution. »

Plan sur Cécile Flammant, doctorante en démographie - INED, dans la bibliothèque et au sein de l’amphithéâtre  de l’EHESS devant les participants.

« La principale différence qu'on a observée par rapport aux résultats d'Alain Monnier et Sophie Pennec, en 1999, c'est la proportion d'orphelins selon l'âge. Donc, on a globalement moins d'orphelins de moins de 25 ans. Et puis, en 1999, on avait à peu près 1 orphelin par classe au niveau du collège, vers 14 ans. Et, aujourd'hui, on est plutôt à  1 orphelin par classe au lycée. »

Plan sur Hélène Romano, docteure en psychopathologie dans l’amphithéâtre  de l’EHESS  et plan général sur l’amphithéâtre.

« Les gens qui souffrent psychiquement, ils dérangent. Vous perdez votre mari vous avez droit à 2 jours, pour vous marier vous avez droit à 4 jours. Vous perdez votre beau-père : 0 jour.
Être discutante sur un atelier qui aborde la question du deuil chez le jeune enfant, permettait de rappeler que l'enfant jeune peut être endeuillé et permettait aussi d'aborder toutes les questions des risques des enfants endeuillés au jeune âge. Le principal risque c'est celui-là c'est-à-dire l'indifférence des adultes voire le déni ou la banalisation de ses troubles. Le second risque c'est de s'imaginer qu'il va exprimer ses troubles tout de suite. Or, l'expressivité du deuil chez l'enfant peut ne pas être linéaire c'est-à-dire peut arriver des années plus tard. »

Plan sur Magali Molinié, maître de conférences en psychologie, dans l’amphithéâtre  de l’EHESS  et plan général sur l’amphithéâtre.

« La perte d'un parent ou des deux, dans l'enfance, c'est une catastrophe, c'est un cataclysme qui atteint l'enfant non seulement lui mais ses frères et ses sœurs s'il en a, évidemment le parent restant, les grands parents, les oncles, les tantes, enfin ce n'est pas un événement individuel le décès. Ce qui est apparu au cours de la journée, c'est que c'est une question sociale. »

Plan sur Jean-François Raynaud, psychiatre –CHU de Toulouse  dans l’amphithéâtre  de l’EHESS  et plan général sur l’amphithéâtre.

« Le deuil n'est pas une maladie, le deuil est un processus tout à fait normal, un travail psychique qui doit se faire tranquillement mais dans un certain nombre de cas, ce deuil se complique ou ce deuil devient un deuil pathologique avec des éléments qui sont assez proches du stress post-traumatique, de la dépression ou d'autres éléments. Et, c'est là où nous sommes amenés à intervenir. »

Plan sur Magali Molinié, maître de conférences en psychologie, dans l’amphithéâtre  de l’EHESS  et plan général sur l’amphithéâtre

« Comment fait-on par rapport à un enfant qui ne parle pas, dont on peut voir qu'il est en grande difficulté ? Comment le soutenir ? Comment lui venir en aide s'il ne demande pas d'aide ? Enfin, vous voyez ce sont tout un ensemble de questions auxquelles peuvent être confrontées les familles mais aussi, bien évidemment, les enseignants et aussi les équipes administratives dans une école. »

Plan Célénie Brasselet  - maîtresse de conférences - Université de Lille dans l’amphithéâtre  de l’EHESS  et plan général sur l’amphithéâtre

« On constate que 28 % des orphelins, devenus adultes, n'ont pas obtenu de diplôme contre 17 % dans l'ensemble de la population et 7 % ont obtenu un diplôme supérieur à bac +2. Notre objectif, c'est vraiment d'essayer de voir comment on peut envisager des pistes à partir de ces résultats, des pistes d'intervention à la fois en terme de prévention mais aussi en terme de remédiation. Comment prendre en charge après l'orientation des jeunes a posteriori. »

Plan sur Jean-Philippe VALLAT, sous- directeur des recherches, études et actions politiques –UNAF dans les locaux de l’EHESS et plan général sur l’amphithéâtre

« On a beaucoup travaillé toute la journée avec les différentes interventions, sur la question de l'accompagnement qui pose beaucoup de questions. Comment on accompagne les orphelins ? Avec l'idée qu'à la fois, il ne faut pas stigmatiser, il faut reconnaître mais, en même temps, être davantage dans la proposition que dans le fait d'imposer finalement une identité que la majorité d'entre eux ne souhaite pas voir accoler sur leur vécu qui est toujours singulier. »

Plan sur Jérôme Clerc, professeur des universités –Université Grenoble – Alpes dans l’amphithéâtre  de l’EHESS  et plan général sur l’amphithéâtre

« Bon, maintenant, si on a des données objectives sur des difficultés mnésiques, comment on va pouvoir en faire quelque chose à l'école, vis-à-vis des enseignants ? Comment on va pouvoir diffuser la parole ? « 

Plan sur Gilles Séraphin, Professeur des Universités –Université Paris Nanterre dans l’amphithéâtre  de l’EHESS  et plan général sur l’amphithéâtre

« Il y a toute la question, en fait, d'avoir une... je dirais, une vision écosystémique c'est-à-dire que l'enfant vit dans plusieurs contextes, des contextes culturels, environnementaux, sociaux. Et, vraiment, tous ces contextes peuvent expliquer, contribuent à l'explication du vécu de l'orhelinage. »

Plan sur Sylvie Pinquier-Bahda, directrice générale déléguée à l’engagement social dans l’amphithéâtre  de l’EHESS 

« Cette journée, aussi, conforte l'objectif de notre fondation d'être un véritable lieu ressources et centre ressources sur la situation des enfants et jeunes orphelins en France. »

Plan sur Jean-Philippe VALLAT, sous- directeur des recherches, études et actions politiques - UNAF dans les locaux de l’EHESS et plan général sur l’amphithéâtre

« L'enjeu pour justement développer, peut-être, des politiques publiques plus spécifiques à la population des orphelins et de leurs parents, c'est faire émerger des questions, des problématiques, des besoins spécifiques à cette population qui fassent apparaître les points communs mais aussi les différences avec d'autres monoparentalités, d'autres phénomènes de rupture familiale qui, aujourd'hui, sont majoritaires. Et, du coup, écrasent un petit peu cette question des orphelins qui est pourtant extrêmement importante quantitativement. »

Plan sur Sylvain Kerbourc’h, responsable du pôle études et recherche de la Fondation OCIRP assis dans l’amphithéâtre de l’EHESS et plan général sur la salle et ses participants.

« Cette journée, c'est une première pour installer le sujet des orphelins dans le domaine de la recherche et, surtout, toujours avec cette idée de sortir de la recherche à un moment donné, que les résultats des chercheurs qui sont présentés aujourd'hui puissent bénéficier aux praticiens qui, eux, sont contact régulier avec les élèves orphelins et qui ont besoin d'être accompagnés, d'être soutenus. »

Plan final : remerciements

  • Philippe PIHET, Président de l’OCIRP et de sa Fondation
  • Jean-Louis Peyrude, Vice-Président de l’OCIRP et de sa Fondation
  • Les membres du Conseil d’Administration de la Fondation OCIRP
  • Pierre Mayeur, Directeur général de l’OCIRP
  • Les membres du Conseil scientifique de la Fondation OCIRP
  • La Présidence de l’EHESS
  • Alexandra Poli, Directrice du CADIS-EHESS
  • Les membres des Comités d’organisation et scientifique de la Journée d’étude

Logo de la fondation OCIRP  - agir pour les orphelins.

Publié le 22 février 2019