O'Cœur 19 : le mag de la Fondation OCIRP

Découvrez le nouveau numéro du magazine de la Fondation OCIRP.

O'Coeur n° 19 - décembre 2018

Télécharger le magazine* (version non-accessible) : O'Coeur 19.pdf - (2,71 Mo)

*La version accessible sera mise en ligne dans les meilleurs délais.

EditoUn nouveau chapitre s’ouvre pour la Fondation OCIRP.

"En 2019, la Fondation OCIRP célébrera son dixième anniversaire. Une première décennie placée sous le signe de l’action pour changer la perception de l’orphelinage en France, réfuter certaines idées reçues et renforcer l’accompagnement des jeunes orphelins. Notre Fondation est aujourd’hui reconnue comme un acteur de référence sur ce sujet sociétal majeur : depuis notre création, ce sont près de 200 projets qui ont déjà été soutenus sur l’ensemble du territoire, pour faire connaître la situation des jeunes orphelins et de leurs proches. Face à des demandes croissantes émanant des familles et des professionnels de l’enfance, face à la nécessité d’ouvrir de nouveaux lieux d’accueil et de multiplier les dispositifs d’accompagnement, nous avons plus que jamais à cœur de soutenir ces initiatives pour les pérenniser et les aider à se développer. Nous sommes donc particulièrement heureux de vous présenter, dans ce nouveau numéro d’O’Cœur, les 25 lauréats 2018 de notre appel à projets. Mais ce bilan plus que positif ne nous fait pas oublier pour autant tout le chemin qui reste à parcourir. Mieux connaître la population des orphelins, pour mieux l’aider, reste l’une de nos priorités. La journée d’étude organisée le 3 octobre dernier par le pôle Études et Recherche de la Fondation, pleine d’enseignements, en est une nouvelle illustration. Forte de son expérience et des compétences pluridisciplinaires qu’elle a su fédérer autour d’elle, notre Fondation est au cœur de l’engagement social de l’OCIRP. C’est pourquoi notre union a décidé de proroger pour cinq nouvelles années ses missions, ce dont nous nous réjouissons. Ce nouveau chapitre qui s’ouvre est naturellement assorti d’une nouvelle feuille de route.Notre plan d’action pluriannuel à horizon 2023 verra donc se poursuivre nos soutiens et nos travaux sur les questions d’orphelinage, ainsi que sur le veuvage précoce, par le rapprochement avec notre association Dialogue & Solidarité. Un programme d’actions sera par ailleurs déployé en direction des publics fragilisés, notamment dans le champ du handicap et de l’aide aux aidants. Notre Fondation va également renforcer ses ressources avec la création d’un fonds de dotation destiné à financer de nouvelles actions d’intérêt général menées en partenariat avec les membres de l’Union-OCIRP ou d’autres acteurs de la protection sociale.Toujours plus structurée et reconnue dans le domaine du deuil, la Fondation OCIRP se donne pour objectif de porter, de manière visible et durable, cet engagement social qui nous est cher et qui nous unit. Bonne lecture et belle fin d’année à toutes et à tous."

La présidence de la Fondation, Philippe Pihet et Jean-Louis Peyrude.

Reportage journée étude Fondation OCIRP 3/10/18

Journée étude FONDATION OCIRP 3/10/18

JOURNEE D’ETUDE  -  3 OCTOBRE 2018

Ecran d’ouverture : Fondation OCIRP  - agir pour les orphelins

Logo du CADIS (Centre d’Analyse et d’Intervention Sociologiques) et de l’école des hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) et OCIRP.

Plan extérieur général sur les bâtiments où a lieu  le colloque puis sur le bâtiment qui abrite l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales puis focus sur le flyer OCIRP de présentation de la journée d’étude du 3 octobre 2018 - Voix off du journaliste.

« La Fondation d'entreprise OCIRP organisait une première journée d'étude à l'EHESS autour de la question du vécu des orphelins après le décès d'un parent. »

Plan général sur les participants dans l’amphithéâtre  de l’EHESS  puis plan sur Sylvie Pinquier-Bahda, directrice générale déléguée à l’engagement social au micro dans l’amphithéâtre - voix off du journaliste.

« Durant cette journée, des chercheurs de toutes disciplines ont exposé leurs travaux et échangé avec la salle. »

Plan sur Emmanuelle Enfrein, responsable de la Fondation OCIRP, assise dans l’amphithéâtre  de l’EHESS.

« Alors, depuis la création de la Fondation, on a pour habitude d'organiser des rencontres porteurs de projets qui permettent justement de faire se rencontrer les acteurs de terrain. »

Plan sur Pierre Mayeur, directeur général de l’OCIRP au micro dans l’amphithéâtre  de l’EHESS, voix off d’Emmanuelle Enfrein, responsable de la Fondation OCIRP puis plan sur Emmanuelle Enfrein, responsable de la Fondation OCIRP, assise dans l’amphithéâtre  de l’EHESS et plan général sur l’amphithéâtre.

« Ça permet d'échanger sur les expériences, d'échanger des bonnes pratiques aussi. L'objectif, là, sur les projets de recherche, en dehors du fait qu'on mettait en valeur aussi les résultats de ces projets de recherche,  c’était aussi de faire se rencontrer différentes disciplines sur la thématique, certes en psychopathologie mais aussi en sociologie et en anthropologie. »

Plan sur Hélène Romano, docteure en psychopathologie dans les locaux de l’EHESS et plan général sur l’amphithéâtre .

« L'orphelinage, les enfants orphelins, ça reste un sujet tabou dans notre société et s'il y a bien un espace qui permet de penser, de parler de cette question-là, c'est l'OCIRP. Et, je pense que c'est important de le rappeler parce qu'actuellement en France quand vous êtes chercheur, quand vous êtes clinicien, quand vous avez besoin aussi d'aide dans votre travail pour mener à terme des recherches pour mieux comprendre ce qu'il en est de la prise en charge. S'il n'y a pas, derrière, des moyens qui sont donnés pour pouvoir mieux comprendre, on n'avance pas. »

Plan sur Sylvain Kerbourc’h, responsable du pôle études et recherche de la Fondation OCIRP assis dans l’amphithéâtre de l’EHESS et plan général sur la salle et ses participants.

« Aujourd'hui, on a 7 projets soutenus en psychologie, en sociologie, en anthropologie. Et puis, on a un partenariat avec l'INED qui apporte des données et des chiffres extrêmement importants sur la population des orphelins et leur évolution. »

Plan sur Cécile Flammant, doctorante en démographie - INED, dans la bibliothèque et au sein de l’amphithéâtre  de l’EHESS devant les participants.

« La principale différence qu'on a observée par rapport aux résultats d'Alain Monnier et Sophie Pennec, en 1999, c'est la proportion d'orphelins selon l'âge. Donc, on a globalement moins d'orphelins de moins de 25 ans. Et puis, en 1999, on avait à peu près 1 orphelin par classe au niveau du collège, vers 14 ans. Et, aujourd'hui, on est plutôt à  1 orphelin par classe au lycée. »

Plan sur Hélène Romano, docteure en psychopathologie dans l’amphithéâtre  de l’EHESS  et plan général sur l’amphithéâtre.

« Les gens qui souffrent psychiquement, ils dérangent. Vous perdez votre mari vous avez droit à 2 jours, pour vous marier vous avez droit à 4 jours. Vous perdez votre beau-père : 0 jour.
Être discutante sur un atelier qui aborde la question du deuil chez le jeune enfant, permettait de rappeler que l'enfant jeune peut être endeuillé et permettait aussi d'aborder toutes les questions des risques des enfants endeuillés au jeune âge. Le principal risque c'est celui-là c'est-à-dire l'indifférence des adultes voire le déni ou la banalisation de ses troubles. Le second risque c'est de s'imaginer qu'il va exprimer ses troubles tout de suite. Or, l'expressivité du deuil chez l'enfant peut ne pas être linéaire c'est-à-dire peut arriver des années plus tard. »

Plan sur Magali Molinié, maître de conférences en psychologie, dans l’amphithéâtre  de l’EHESS  et plan général sur l’amphithéâtre.

« La perte d'un parent ou des deux, dans l'enfance, c'est une catastrophe, c'est un cataclysme qui atteint l'enfant non seulement lui mais ses frères et ses sœurs s'il en a, évidemment le parent restant, les grands parents, les oncles, les tantes, enfin ce n'est pas un événement individuel le décès. Ce qui est apparu au cours de la journée, c'est que c'est une question sociale. »

Plan sur Jean-François Raynaud, psychiatre –CHU de Toulouse  dans l’amphithéâtre  de l’EHESS  et plan général sur l’amphithéâtre.

« Le deuil n'est pas une maladie, le deuil est un processus tout à fait normal, un travail psychique qui doit se faire tranquillement mais dans un certain nombre de cas, ce deuil se complique ou ce deuil devient un deuil pathologique avec des éléments qui sont assez proches du stress post-traumatique, de la dépression ou d'autres éléments. Et, c'est là où nous sommes amenés à intervenir. »

Plan sur Magali Molinié, maître de conférences en psychologie, dans l’amphithéâtre  de l’EHESS  et plan général sur l’amphithéâtre

« Comment fait-on par rapport à un enfant qui ne parle pas, dont on peut voir qu'il est en grande difficulté ? Comment le soutenir ? Comment lui venir en aide s'il ne demande pas d'aide ? Enfin, vous voyez ce sont tout un ensemble de questions auxquelles peuvent être confrontées les familles mais aussi, bien évidemment, les enseignants et aussi les équipes administratives dans une école. »

Plan Célénie Brasselet  - maîtresse de conférences - Université de Lille dans l’amphithéâtre  de l’EHESS  et plan général sur l’amphithéâtre

« On constate que 28 % des orphelins, devenus adultes, n'ont pas obtenu de diplôme contre 17 % dans l'ensemble de la population et 7 % ont obtenu un diplôme supérieur à bac +2. Notre objectif, c'est vraiment d'essayer de voir comment on peut envisager des pistes à partir de ces résultats, des pistes d'intervention à la fois en terme de prévention mais aussi en terme de remédiation. Comment prendre en charge après l'orientation des jeunes a posteriori. »

Plan sur Jean-Philippe VALLAT, sous- directeur des recherches, études et actions politiques –UNAF dans les locaux de l’EHESS et plan général sur l’amphithéâtre

« On a beaucoup travaillé toute la journée avec les différentes interventions, sur la question de l'accompagnement qui pose beaucoup de questions. Comment on accompagne les orphelins ? Avec l'idée qu'à la fois, il ne faut pas stigmatiser, il faut reconnaître mais, en même temps, être davantage dans la proposition que dans le fait d'imposer finalement une identité que la majorité d'entre eux ne souhaite pas voir accoler sur leur vécu qui est toujours singulier. »

Plan sur Jérôme Clerc, professeur des universités –Université Grenoble – Alpes dans l’amphithéâtre  de l’EHESS  et plan général sur l’amphithéâtre

« Bon, maintenant, si on a des données objectives sur des difficultés mnésiques, comment on va pouvoir en faire quelque chose à l'école, vis-à-vis des enseignants ? Comment on va pouvoir diffuser la parole ? « 

Plan sur Gilles Séraphin, Professeur des Universités –Université Paris Nanterre dans l’amphithéâtre  de l’EHESS  et plan général sur l’amphithéâtre

« Il y a toute la question, en fait, d'avoir une... je dirais, une vision écosystémique c'est-à-dire que l'enfant vit dans plusieurs contextes, des contextes culturels, environnementaux, sociaux. Et, vraiment, tous ces contextes peuvent expliquer, contribuent à l'explication du vécu de l'orhelinage. »

Plan sur Sylvie Pinquier-Bahda, directrice générale déléguée à l’engagement social dans l’amphithéâtre  de l’EHESS 

« Cette journée, aussi, conforte l'objectif de notre fondation d'être un véritable lieu ressources et centre ressources sur la situation des enfants et jeunes orphelins en France. »

Plan sur Jean-Philippe VALLAT, sous- directeur des recherches, études et actions politiques - UNAF dans les locaux de l’EHESS et plan général sur l’amphithéâtre

« L'enjeu pour justement développer, peut-être, des politiques publiques plus spécifiques à la population des orphelins et de leurs parents, c'est faire émerger des questions, des problématiques, des besoins spécifiques à cette population qui fassent apparaître les points communs mais aussi les différences avec d'autres monoparentalités, d'autres phénomènes de rupture familiale qui, aujourd'hui, sont majoritaires. Et, du coup, écrasent un petit peu cette question des orphelins qui est pourtant extrêmement importante quantitativement. »

Plan sur Sylvain Kerbourc’h, responsable du pôle études et recherche de la Fondation OCIRP assis dans l’amphithéâtre de l’EHESS et plan général sur la salle et ses participants.

« Cette journée, c'est une première pour installer le sujet des orphelins dans le domaine de la recherche et, surtout, toujours avec cette idée de sortir de la recherche à un moment donné, que les résultats des chercheurs qui sont présentés aujourd'hui puissent bénéficier aux praticiens qui, eux, sont contact régulier avec les élèves orphelins et qui ont besoin d'être accompagnés, d'être soutenus. »

Plan final : remerciements

  • Philippe PIHET, Président de l’OCIRP et de sa Fondation
  • Jean-Louis Peyrude, Vice-Président de l’OCIRP et de sa Fondation
  • Les membres du Conseil d’Administration de la Fondation OCIRP
  • Pierre Mayeur, Directeur général de l’OCIRP
  • Les membres du Conseil scientifique de la Fondation OCIRP
  • La Présidence de l’EHESS
  • Alexandra Poli, Directrice du CADIS-EHESS
  • Les membres des Comités d’organisation et scientifique de la Journée d’étude

Logo de la fondation OCIRP  - agir pour les orphelins.

Publié le 18 décembre 2018
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